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03 avril 2008
Les Chinoises rient

— Non (dist Grandgousier), mais torcher le cul. »
L'autre jour, j'allais dans le métro et, comme il pleuvait, j'avais dégainé mon parapluie. Soudain, à l'orée du gouffre, une bourrasque vigoureuse retrousse mon ombrelle made in China comme un prépuce fatigué. Au même instant, dans cette ornière temporelle pourtant infime, s'approche en claudiquant un couple de chinois loquedu, rougeaud et, comme il se doit sous ces lattitudes, mal fagoté. Excitée par la misère faite à mon pébroc, l'Asiate se fend subitement d'un énergique fracas moqueur, démoniaque et laid, éructant un cône sonore et sarcastique qu'elle viendra vomir sur ma poitrine. Il ne m'en faudra pas plus pour prononcer la sentence que j'égrainerai méthodiquement, comme un chapelet de mahométant : on y entendra, entre autres vocables, "race", "Chinoise", "truie" et "sale".
Lecteur, sauras-tu les remettre dans l'ordre avec un peu de liant ?

Commentaires
Madame, alors que cette ombrelle chinoise m'avait été chaudement recommandée, votre rire, qui fait honneur à votre race, souligne sa fragilité, et me voilà devant vous, sale et fatigué, comme les truies le soir après la tétée ?
Ecrit par : Ludovic | 03 avril 2008
"race", "Chinoise", "truie" "sale" : bienvenue chez ch'ti.
Ecrit par : P/Z | 03 avril 2008
Amys poëtes, à l'évidence, vous avez mis la barre haut – à mi-tribune, au moins.
Ecrit par : sk†ns | 03 avril 2008
J'ai trouvé une utilisation du cochon qui t'intéressera peut-être:
http://www.aboutcolonblank.com/2008/04/01/hoorah-for-the-the-bacon-bra/
Ecrit par : Zette | 06 avril 2008
Gorgeous.
Ecrit par : sk†ns | 06 avril 2008
J'arrive en retard, comme d'hab, mais tu viens de bien me faire rigoler, avec cette histoire.
Ecrit par : Ph | 09 avril 2008
Je constate en tous cas que seul notre ami Ludovic et, dans une moindre mesure l'inénarrable Tlön – figure tutélaire en ces lieux —, s'est risqué au petit exercice proposé.
Ecrit par : sk†ns | 09 avril 2008
Bon, bon : putain de sale truie de Chinoise de sa race (bordel à queue).
C'est juste que ça paraissait trop facile pour être autre chose qu'une question rhétorique.
Ecrit par : VS | 09 avril 2008
Le courage rhétorico-politique aurait consisté à placer "sale" plus près, voire devant "race".
Ecrit par : sk†ns | 10 avril 2008
Quand tu jures, tu cherches le courage politique ou la violence des sons?
Il y a des problèmes d'assonnance et surtout des problèmes de rythme. Putain de Chinoise, à la rigueur, mais "sal' chinoise" manque de rythme, on ne peut pas cadencer les syllables, "saleu chinoise" me semble très improblable (trop théâtre français), "sal' rass' " est assez courant mais très moche avec ses deux "a" qui se suivent et ce sss qui n'en finit pas et oblige à marquer un centième de seconde de rétablissement pour poursuivre l'envolée lyrique.
Si on recherche l'équilibre morphologique: deux fois (nom + adjectif):
* sale race de truie chinoise
* sale truie de race chinoise
ou (deux adjectifs + nom) + un nom
sale race chinoise de truie (un peu étonnant dans le contexte)
* sale truie chinoise de race (insensé).
Si l'on fait un nom de chinoise, on se retrouve avec trois noms et un seul adjectif: ingérable donc improbable.
Bon, kestadi, en vrai? (sachant qu'elle s'est contentée de rire, que tu es susceptible et que tu écris n'importe quoi (ou je manque d'expérience (c'est possible, note bien)): un prépuce fatigué se "retrousse"? Tu ne confondrais pas avec une descente d'organes?)
Ecrit par : VS | 10 avril 2008
Tu sais que tu es excitante, quand tu veux ?
Ecrit par : sk†ns | 10 avril 2008
Il t'en faut si peu...
Ecrit par : VS | 11 avril 2008
Quand ça vient de toi, en effet…
Ecrit par : sk†ns | 11 avril 2008
Je t'assure qu'il y a une certaine douceur à vieillir: à 20 ans je t'aurais trouvé impertinent, à 30 tu m'aurais embarrassée, aujourd'hui tu me fais sourire: quel art de tourner une gaillardise en compliment. (Merci!)
Ecrit par : VS | 11 avril 2008
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