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19 février 2008
Le rayon ment

L'autre jour, je rêvais que j'étais sur le campus de l'Université Pierre-Mendès-France et qu'il y avait une charge nucléaire prête à exploser. Celle-ci devait se trouver dans une boîte à chaussures abandonnée dans le hall d'un grand bâtiment, un genre de building. Pressentant le danger, je cherche à fuir, m'éloignant à toutes jambes de la tour. Il semble que je sois le seul à être conscient du péril car la foule clairsemée vaque avec insouciance. Je suis quand même suivi par deux amis, lesquels m'objectent qu'on ne s'éloigne pas de la tour, parce qu'on est « parallèles » à celle-ci. Je leur dis que non, que nous lui sommes « perpendiculaires » et qu'il faut donc continuer à me suivre. Seulement, dans quelque direction que nous allions, nous ne parvenons pas à nous en éloigner : le bâtiment conserve les mêmes dimensions malgré la distance. Il rayonne au centre d'un cercle en expansion dont on ne peut sortir. Résigné, je leur dis qu'il ne nous reste plus qu'à ingérer des pilules d'iode pour protéger nos thyroïdes.
Du coup, je me réveille, et je me dis : « Merde, j'ai pas de comprimés d'iode ! ». Je cherche sur internet et j'apprends qu'on n'en trouve pas en vente libre – l'armée en possède un stock monstrueux, évidemment. Il arrive que des comprimés soient distribués "préventivement" par les « autorités » aux abords des centrales nucléaires en cas d'incident.
En supposant justement qu'un accident grave survienne dans les prochains jours, qui, comment et dans quels délais va distribuer des comprimés d'iode à la « population » ? J'imagine qu'aucun nuage radioactif ne se laissera intimider par quelque frontière que ce soit (département, région, pays, a fortiori avec l'espace Schengen élargi), à rebours de ce que nous expliquait le bon roi François en 1986, au moment du foirage de Чорнобил. Il sera trop tard, notre pauvre glande aura bien eu le temps de morfler…
De toutes façons je me dis qu'on va tous mourir, peut-être même avec ce SRAS qu'on nous promet chaque hiver (Mais où trouver les vaccins ? et les masques ? Est-ce qu'on ne risque pas l'infection le temps de parvenir au dispensaire ?)…

Commentaires
Entre le devenir-nursery et le devenir-goîtreux, il y a en effet du mouron à se faire.
Ecrit par : Ludovic | 19 février 2008
M'en fous, j'ai déjà un goître (l'ascendance berrichonne).
Ecrit par : Zette | 19 février 2008
Le SRAS c'est rien à coté du virus Ebola...
Ecrit par : P/Z | 19 février 2008
Rien n'est perdu.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/hockey%2Bgrenoble/video/x4f1qs_cdf-hockey-rouen-grenoble-tirs-au-b_sport
Ecrit par : P/Z | 20 février 2008
pas de souci chez sushi, on est très bien organisé en france
Ecrit par : brigitte | 20 février 2008
pas de souci chez sushi, on est très bien organisé en france
Ecrit par : brigitte | 20 février 2008
pas de souci chez sushi, on est très bien organisé en france
Ecrit par : brigitte | 20 février 2008
Brigitte, vomir en jet avec raideur de la nuque = méningite.
Ecrit par : sk†ns | 20 février 2008
Fait chier pour Rouen !!!
Encore un coup de la mafia du quai de la Perrière !!!
Etrange de t'imaginer à la fac Mendès-France, je t'aurais plutôt vu sur la pelouse bien tondue de l'Ecole des Hautes-Etudes Maurassienne... Ou sur le Campus Léonard de Vinci (dans le 92)...
Ecrit par : Phil | 20 février 2008
I just have a dream.
Ecrit par : sk†ns | 20 février 2008
Ce qu'il y a de bien avec le virus Ebola, c'est qu'il tue tellement vite qu'il n'a pas le temps d'être vraiment contagieux (ça me rappelle une BD SF: le but était qu'un maximum de gens soient malades, de manière à "apprendre" au virus que c'était stupide de tuer ainsi les organismes qui le faisaient vivre: qd tout le monde serait mort, le virus disparaîtrait aussi. Il fallait donc qu'il mute pour sa propre survie (difficile transposition aux radiations nucléaires.))
Tu es vraiment sûr d'avoir envie de faire partie des survivants dans un cauchemar comme le tien?
Ecrit par : Zette | 21 février 2008
« Ma mort, c'est de survivre ; ma vie, c'est de mourir. » (al-Hallâdj)
Ecrit par : sk†ns | 21 février 2008
Il y a une nouvelle de Lovecraft qui exploite un thème similaire : Un homme comprend qu'au lieu de combatre le cancer, il faut, puisque lutter c'est dépenser de l'énergie et donc s'affaiblir, il faut donc laisser le cancer s'attaquer à toutes les cellules. L'homme devient donc une sorte de cancer vivant, monstrueux et "innomable". Je crois qu'il est abattu à la fin de la nouvelle.
Ecrit par : P/Z | 21 février 2008
Pour prolonger mes craintes :
« On travaille sur des accidents très minorés par rapport à Tchernobyl, rassurants pour les autorités »
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/02/20/la-france-se-prepare-aux-consequences-d-un-accident-de-type-tchernobyl-sur-son-sol_1013497_3244.html#ens_id=1013506
Ecrit par : sk†ns | 21 février 2008
De toutes façons, on va tous mourir:
http://big-brother.hautetfort.com/archive/2005/05/09/ca_ira_mieux_bientot.html
Ecrit par : Han Honym | 27 février 2008
Je suis allé à Kiev trois mois après Tchernobyl, en juillet 1986 ...et pour le moment, j'ai toujours mes cheveux, et je n'ai pas un troisième bras qui est en train de pousser !
Ecrit par : Tietie007 | 01 mars 2008
C'est plutôt au niveau de la descendance que ça se vérifie…
Ecrit par : sk†ns | 01 mars 2008
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